Ce blogue vous permettra de découvrir en quoi la vie municipale est si importante et pourquoi elle nous concerne tous. Je vous informerai de l’évolution de certains dossiers que j’ai à cœur et je partagerai avec vous mes réflexions face aux décisions qui ont la majorité du temps des impacts sur la qualité de vie des citoyens.

Pour moi ce sera une façon d’entretenir une relation avec les citoyens et également, je le souhaite, une façon de susciter un intérêt pour ce monde que je découvre depuis mon élection. Vos commentaires me seront précieux, parce que votre voix doit se faire entendre.

Diane Pelletier

lundi 21 novembre 2011

Une juste taxation

Ce soir, j’ai choisi de vous parler d’équité. L’équité est le principe qui cherche à corriger une inégalité que peuvent subir des personnes en regard d’une situation donnée.

Celle dont je veux vous parler traite de l’iniquité qui existe présentement entre les citoyens de Magog qui ont un accès aux services d’aqueduc et d’égout et ceux qui n’y ont pas accès.

Je tiens à préciser qu’on retrouve des citoyens non desservis par ces services dans cinq des dix districts de notre Ville et, plus le district est de type rural, plus il y a des citoyens de ce district qui subissent l’iniquité à laquelle je fais allusion.

Pourquoi je choisis d’en parler ce soir?

Parce que le prochain budget de la Ville comprend le remboursement de la dette de l’usine de filtration que nous devrons tous payer sur notre compte de taxe durant 15 ans – que nous soyons desservis ou non. 

Je me suis engagée à faire entendre la voix des citoyens de mon district, dont la population est à forte concentration rurale et se retrouve donc en grande partie touchée par cette iniquité – mais je rappelle qu’il y a quatre autres districts concernés et pas seulement celui dont je suis conseillère. 

Je suis consciente que tous les citoyens bénéficient à certains moments des services d’égout et d’aqueduc lorsqu’ils font appels à d’autres services municipaux, comme à la bibliothèque ou à l'aréna, et c’est principalement pour cela que j’ai proposé que les citoyens non desservis contribuent quand même pour 25 % au remboursement de la dette de l’usine de filtration - ce qui me semblait équitable puisque ceux-ci, je le souligne, doivent absorber seuls tous les coûts liés au forage de leur puits artésien.  En général, au cas où vous ne le sauriez pas, il faut prévoir entre 4 000 $ à 5 000 $ pour ces travaux.

Il y a ensuite les frais rattachés à la construction d’une fosse septique. Depuis 2005, tout propriétaire qui désire réaliser une installation de fosse septique doit faire exécuter un test de percolation du sol. L'étude coûte normalement entre 500 $ et 1500 $ et le professionnel détermine si une installation standard (fosse septique plus l’élément épurateur) est réalisable sans quoi le propriétaire doit se tourner vers un autre système dont le coût augmente en conséquence. Un système de traitement classique peut coûter entre 5000 $ et 6000 $, mais les technologies plus avancées pour des terrains dont le sol est problématique peuvent coûter entre  9 000 $ et 12 000 $, souvent plus. Enfin, le coût d’entretien annuel du champ d’épuration, selon le système qui aura été retenu, est d’environ 175 $. Il ne faut pas confondre ce dernier coût avec la vidange de la fosse septique qui se fait aux deux ans et dont le coût de 106 $ annuellement est porté au compte de taxes municipales du propriétaire.

Donc, si je comprends bien, les citoyens «ruraux», qui ont à absorber seuls toutes ces dépenses, doivent, en plus, absorber des dépenses pour un service qu’ils ne recevront jamais.

Nous devions avoir une discussion au Conseil sur le sujet. Elle n’a toujours pas eu lieu. Et comme je le mentionnais dans mon dernier blogue, le dossier de l’équité, qui était inscrit comme priorité du conseil a été retiré du rapport de la mairesse sur la situation financière 2010, et ce, à la demande d’une majorité de conseillers.

Une proposition est pourtant sur la table et un échange ouvert sur le sujet permettrait de faire valoir la position des citoyens concernés par cette problématique.

Ce que je recherche, c’est une situation ou tous et chacun ont un véritable sentiment d’être gagnant-gagnant. Ce sentiment, quant il est partagé, c’est qu’il y a équité. 

samedi 12 novembre 2011

Bref bilan de mi-mandat

Conseillère municipale depuis deux ans, je fais un retour sur mes priorités et mon implication sur différents comités.

Quatre dossiers me tenaient particulièrement à cœur.  Trois de ceux-ci sont sur la bonne voie : la protection de nos lacs, l’amélioration du réseau routier et la revitalisation du centre-ville. Ce n’est pas tout à fait le cas pour le suivant, soit celui portant sur l’équité.

Équité – 1re priorité

En effet, depuis deux ans, je questionne l’offre de services aux citoyens sous l’angle de l’équité et l’élément parmi cette offre qui m’interpelle le plus est celui ayant trait au remboursement de la dette pour la construction de l’usine de filtration, par l’ensemble des citoyens, qu’ils reçoivent ce service ou non.

Formellement et informellement, j’ai demandé d’ouvrir la discussion sur ce sujet.  À quelques reprises, j’ai cru obtenir un certain accueil à ma demande, mais les derniers événements m’ont fait comprendre que cette demande d’échange authentique avec mes collègues était loin d’être acquise ou même désirée. Le peu d’espoir que j’entretenais sur ce sujet est parti en fumée lorsque, par un vote majoritaire, le paragraphe précisant que l’équité rurale-urbaine était une priorité du Conseil, a été retiré du rapport sur la situation financière 2010.

Vous devez savoir que dans le cadre du prochain budget nous commencerons tous à rembourser la dette pour l’usine de filtration soit .0138 par tranche du 100 $ d’évaluation. La voix de mon district ainsi que celle des citoyens non desservis de quatre autres districts n’ont pas été entendues comme j’aurais aimé qu’elles le soient.  Un échange réel et ouvert sur le sujet m’aurait permis de faire valoir la position de tous les citoyens concernés par cette problématique? 

Je ne cherche pas le conflit, je cherche à comprendre, mais cette compréhension ne doit pas ce faire à sens unique et elle doit se faire en recherchant ce qui est le mieux pour l’ensemble des citoyens et, surtout, pour un intégration toujours plus harmonieuse des trois anciennes villes qui composent maintenant le «nouveau Magog».

Je reviendrai sur ce point lors d’une prochaine séance du Conseil, en y apportant, au besoin, quelques précisions.


Protection de nos lacs – 2e priorité


Comme présidente de la Commission environnement et services techniques, j’ai en collaboration avec mes collègues, fait avancer certains dossiers dont, l’implantation du bac brun et la mise en place d’un programme de subvention pour la renaturalisation des berges entretenues par des associations de propriétaires. De plus, grâce à la vigilance et à la qualité du travail de la Société de protection du lac Lovering nous avons assuré la protection d’un milieu humide.



Réseau routier – 3e priorité



Un comité de travail, dont je fais partie, à été mis sur pied afin d’évaluer diverses solutions visant à améliorer la fluidité et la sécurité au carrefour des rues Merry et Hatley. De plus, l’amélioration de nos infrastructures routières, comme priorité de notre prochain budget, est une excellente nouvelle, d’autant plus que la réfection de certains tronçons de rues que je considérais hasardeux pour la sécurité des automobilistes et des cyclistes, devrait faire partie du programme triennal d’immobilisation.


Revitalisation du centre-ville – 4e priorité


J’ai compris dans ce dossier à quel point il faut être patient. Les actions concrètes ne sont pas pour demain. L’important c’est que la revitalisation du centre-ville est maintenant identifiée comme une priorité et que les travaux visant à élaborer un plan d’intervention devraient être lancés au début de l’été.   


De façon générale, je retiens, de ces deux dernières années, ma participation à de nombreux comités qui m’ont fait saisir la complexité et les exigences de l’organisation municipale et m’ont fait découvrir des équipes de travail d’une grande qualité. Que ce soit lors de ma participation aux travaux de la Commission culture, de la Commission environnement, de la Commission finance, j’ai rencontré des gens compétents qui ont à cœur l’avenir de notre Ville.

Je suis particulièrement fière de ma participation au Comité de suivi de la construction de la bibliothèque. Un dossier qui a suscité bien des controverses, mais qui sera sans doute une des plus belles réussites collectives des dernières années à Magog. Comme quoi, avec de l’ouverture, on peut faire renverser une tendance,  d’un dossier controversé créer un sentiment de fierté et d’appartenance.  Ce que je souhaite pour le dossier de l’équité.

Enfin, si vous êtes nouveau ou nouvelle sur ce blogue et que vous désirez en savoir un peu plus sur le travail d’une conseillère, je vous suggère de parcourir les autres messages qui le composent.  Vos commentaires ou suggestions sont toujours les bienvenues.

lundi 7 novembre 2011

Quelques petites nouvelles

Au cours du mois d’octobre, j’ai participé à deux évènements mettant en évidence les problématiques environnementales dans nos sociétés.

Ces évènements m’ont fait réaliser à la fois l’ampleur des défis de nous aurons à relever, mais également le niveau de sensibilisation qui nous permet d’espérer que collectivement nous trouverons des solutions.

Le premier de ces événements a eu lieu mardi le 25 octobre à Sherbrooke. Il s’agissait du 18e gala des prix d’excellence en environnement, au cours duquel la ville de Sherbrooke, la ville de Magog et la MRC ont été honorées en recevant le Prix dans la catégorie Municipalité, MRC et organisme municipal pour l’élaboration du plan directeur de l’eau du bassin versant de la rivière Magog.

Je félicite les jeunes du Centre de formation en entreprise et récupération Memphrémagog de l’École secondaire la Ruche qui étaient, à ce même gala, en nomination dans la catégorie jeunesse.

Le deuxième de ces événements s’est tenu jeudi le 27 octobre. Il s’agissait du Forum sur le Développement durable organisé dans le cadre du  150e anniversaire de la ville de Victoriaville.


Des gens de tous les horizons, soient des chercheurs, des élus, des gens d’affaires, des urbanistes, des ingénieurs, des jeunes, des ainées, tous rassemblés pour partager et croire que l’on peut améliorer nos collectivités. Et comme l’a si bien exprimé un des participants, « Les utopies d’hier sont les réalisations d’aujourd'hui » en se rappelant qu’en évitant la confrontation nous trouverons des solutions.

Par ailleurs, j’aimerais souligner que nous sommes en pleine Semaine de la culture à Magog et je tiens à féliciter les équipes de la Ville qui ont élaboré une programmation dynamique et originale. Entre autres, bravo pour la soirée opéra à l’affiche le 8 novembre à l’église St-Patrice et pour l’ajout d’activités au cinéma de Magog les 11 et le 12 novembre.




Et, en dernier lieu, n’oubliez pas les journées portes ouvertes à la bibliothèque les 12 et 13 novembre.