Ce blogue vous permettra de découvrir en quoi la vie municipale est si importante et pourquoi elle nous concerne tous. Je vous informerai de l’évolution de certains dossiers que j’ai à cœur et je partagerai avec vous mes réflexions face aux décisions qui ont la majorité du temps des impacts sur la qualité de vie des citoyens.

Pour moi ce sera une façon d’entretenir une relation avec les citoyens et également, je le souhaite, une façon de susciter un intérêt pour ce monde que je découvre depuis mon élection. Vos commentaires me seront précieux, parce que votre voix doit se faire entendre.

Diane Pelletier

lundi 17 décembre 2012

La forêt comme vision


Nous sommes ici, autour de cette table, 11 personnes qui avons été choisies pour représenter les citoyens et voir au bon fonctionnement de notre ville. Nous venons d’horizons différents et par conséquent nous avons parfois des points de vue différents. Nous ne sommes pas toujours d’accord, parfois nous devons trancher par le vote et la majorité l’emporte.


À d’autres moments, nous réussissons à faire consensus. Dans ces cas, la démarche est habituellement plus longue, car elle exige de l’écoute et de l’ouverture au point de vue de l’autre. La solution se trouve dans la négociation. C’est ce que nous avons réussi à faire dans le cas du dossier de l’équité, n’en déplaise aux personnes qui préfèrent voir la vie en noir et blanc, mais qui oublie toutes les nuances de gris. La solution retenue devait répondre à l’intérêt collectif et nous avons, après plusieurs mois de travail, adopté des mesures qui font en sorte que les citoyens paient leur juste part tout en considérant qu’il y a équité.

Je crois à la nécessité de la participation citoyenne dans le cadre de nos assemblées publiques et lors de consultation. Cette participation citoyenne, qui nous permet de mieux comprendre les besoins et les attentes, est la base de notre démocratie. Je pense toutefois que cette participation doit se faire dans le respect et je constate, depuis que suis conseillère, que cette façon est celle de la  majorité.

 Mais je trouve toutefois déplorable que quelques intervenants se permettent de discréditer, en cinq minutes à peine, le travail fait, tant par le conseil que par l’administration municipale, sur la base de jugements hâtifs, sans nuances et sans recherches réelles. Le nez collé sur leur arbre personnel, ils sont incapables de voir la forêt collective.  Et nous, nous restons là, trop souvent, à absorber le coup, sans mots dire parce qu’on sait qu’il est inutile de poursuivre la discussion devant autant d’intolérance.

Je reconnais qu’il est possible, si l’on ne détient pas l’ensemble des informations sur un dossier souvent complexe, de questionner les choix du conseil, et cela est de bonne guerre. Je ne crains pas la controverse ou les remises en question, mais je souhaite qu’elles soient faites avec civilité.

Enfin, je pense, comme le note le livre blanc sur l’avenir des municipalités, « qu’il faut créer un environnement propice à la participation citoyenne et diffuser une information complète et compréhensible à la population » parce que la gestion municipale est complexe et lourde.  Et au cours de la prochaine année, dans le cadre du tour de table des élus, je prendrai, lorsque nécessaire, le temps qui m’est alloué pour mieux faire comprendre certains dossiers.

En cette période de l’année qui nous rappelle le besoin de paix sur Terre, je nous souhaite des débats sains dans le respect des autres et empreints de bonne volonté.

lundi 19 novembre 2012

L’âme d’une ville

Le 15 novembre dernier, j’ai eu le plaisir de participer à l’émission Deux Œufs, Bacon animée par Gilles Péloquin et diffusée par Cogéco.

Je vous partage cette entrevue qui m’a permis de mieux faire connaitre la raison d’être et les objectifs poursuivis dans le dossier de revitalisation du centre-ville de Magog. J’aimerais également vous rappeler que vos commentaires sont toujours les bienvenus.





mardi 6 novembre 2012

La force d’une équipe


Vous avez sans doute remarqué au cours des dernières semaines, dans le ciel de Magog, le vol des oies en route vers le Sud.


Pour se rendre à destination, ces oies créent une formation en V qui leur permet d’augmenter d’au moins 71 % la distance du vol que chaque oiseau aurait en volant seul. Les oies ont compris que c’est en équipe et en restant en formation qu’elles seront les plus efficaces.

Je ne peux m’empêcher de faire un lien entre cette image et la façon dont je considère que la direction générale gère, depuis un certain temps, le personnel de la Ville, soit en équipe de travail solidaire et interdépendante. Cette manière de procéder apporte non seulement une énergie nouvelle et un stimulant pour tout le personnel, mais accroit aussi l’efficacité de tous et de chacun.

La semaine culturelle qui se déroule en ce moment à Magog en est un bel exemple, car du travail d’équipe il y en a beaucoup derrière cette réalisation.



En fait foi, la programmation de grande qualité qui vous permet de découvrir des talents de divers univers artistiques. De plus, toutes les entrées sont gratuites pour les citoyens de Magog, alors pourquoi ne pas en profiter!  Si vous ne l’avez pas déjà fait, c’est également un excellent temps pour visiter ces nouveaux lieux de la culture à Magog, soit l’Espace culturel et le Centre d’arts visuels.

Mais revenons à mon image des oies qui volent en V! Ne serait-ce pas extraordinaire que les organismes de notre milieu, appelés à collaborer à l’atteinte d’objectifs communs, le fassent en équipe plutôt que dans un esprit de rivalité et d’affrontement, comme cela est parfois le cas?

Enfin, je veux féliciter les jeunes de talent qui ont reçu une bourse du Programme de soutien à la pratique artistique de la ville de Magog. Pour la première fois, la remise des bourses s’est déroulée, dimanche matin, à l’auditorium de l’Espace culturel. Un lieu qui était à la hauteur des prestations musicales que nous avons pu entendre. 


Bravo à l’équipe de la culture.

lundi 15 octobre 2012

Pour un plus bel et meilleur environnement


Depuis ce début d'octobre 2012, j’ai participé à deux rencontres de travail portant sur les questions environnementales dans notre région. Deux rencontres qui ont fait ressortir l’importance des problématiques et la nécessité de favoriser la concertation et de mettre nos efforts en commun.

La première rencontre avait pour objectif de valoriser les partenariats entre les membres du comité local de bassin versant du lac Memphrémagog alors que la deuxième regroupait les représentants du ministère du Développement durable de l’Environnement et le comité consultatif en environnement de la MRC.

Ces rencontres ont été l’occasion pour moi de constater, encore une fois, qu’en matière d’environnement tous les gestes comptent.

Certains on a parfois l’impression que l’on fait porter le fardeau de la protection de nos lacs aux seuls propriétaires de bandes riveraines, mais les témoignages que j’ai entendus au cours de ces deux rencontres prouvent le contraire.

En effet, plusieurs actions ont été mises de l’avant afin d’obtenir un résultat d’ensemble plus efficace. Parmi ces actions, il y a :
  • les démarches de sensibilisation et d’information menées par le ministère auprès des agriculteurs,
  • le contrôle des fosses septiques,
  • le bilan des performances des usines de traitement des eaux usées,
  • l’étude de l’impact des vagues provoquées par les «waves boats» réalisée par la Société de conservation du lac Lovering.


Ce sont des actions comme celles-ci qui font en sorte que le geste de chacun porte fruit.

Dans un tout autre ordre d’idées, nous avons officialisé la composition du comité de revitalisation du centre-ville.


Les personnes retenues l’ont été en fonction de leur connaissance du milieu, de leurs compétences et de leur intérêt. Elles représentent différents secteurs d’activités dont il nous faudra tenir compte dans l’élaboration du plan d’action. La première rencontre du comité aura lieu après l’embauche du coordonnateur. Le poste sera affiché au cours de la semaine. Les personnes intéressées doivent déposer leur candidature avant le 29 octobre 2012

lundi 1 octobre 2012

Communications et dialogue social


J’ai accepté avec plaisir la présidence de la Commission communication parce que je crois au rôle fondamental des communications dans toutes relations.

Les relations entre les citoyens et leur municipalité doivent se faire dans la transparence. Et, il est encore plus important aujourd’hui, à l’ère des médias sociaux et de l’information formule «Clip», de prendre le temps d’expliquer le pourquoi de nos décisions et de mettre en place des outils permettant aux citoyens de savoir ce qui se passe dans leur Ville.

La Commission des communications aura comme premier mandat, l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique de communication corporative ainsi que l’élaboration des programmes de communication interne.

Nous aurons également à discuter de l’encadrement des messages publics, du développement de l’image de marque de la Ville dans le contexte de la planification stratégique.


Nous prendrons le temps d’évaluer l’impact et l’atteinte des objectifs de nos différents outils de communication, comme la nouvelle approche de l’Écho municipal que vous avez déjà pu consulter dans le Journal de Magog, ou encore, le calendrier qui sera distribué sous peu en remplacement du Guide du citoyen et de la brochure loisirs et culture.

Il est important de se rappeler que les activités de communication mises en place par une municipalité visent, d’une part, à mieux renseigner les citoyens, et d’autre part, à positionner la Ville comme un lieu où il fait bon vivre et ainsi susciter l’intérêt de petites et moyennes entreprises à venir s’installer chez nous.

Par ailleurs, j’ai participé ce matin, lundi le 1er octobre, à la conférence de presse du Comité de lutte à la pauvreté Memphrémagog.  On y a annoncé un souper théâtre pour souligner la Journée mondiale du refus de la misère 2012. Vous êtes invités à ce souper qui se tiendra le 18 octobre, à la salle Ovila-Bergeron du Centre communautaire.  Pour vous inscrire téléphonez au 819 868-0302.

lundi 17 septembre 2012

Planifier pour mieux bâtir


Je voudrais apporter certaines précisions relatives au dossier de revitalisation socio-économique du centre-ville. Un dossier qui intéresse de plus en plus de personnes, avec raison!

D’abord,  je crois important de rappeler que la démarche avec la «Fondation Rues principales» vise essentiellement à identifier les attentes des commerçants et des citoyens et à planifier les travaux à réaliser en tenant compte des capacités financières de la Ville.


Alors, pour les personnes qui me disent en avoir assez des études, vous n’avez pas à vous inquiéter, car il ne s’agit nullement de recommencer ce qui a déjà été fait. Toutefois, au-delà des études qui ont pu être faites, nous allons tout de même consulter parce que, vous n’êtes pas sans savoir, nous avons tous une opinion sur ce qui devrait être fait au centre-ville et que cette opinion peut facilement diverger d’une personne à une autre compte tenu de sa vision ou de ses intérêts.

À titre d’exemples, certains ou certaines voudraient que l’on prenne exemple sur Burlington, d’autres sur Trois-Rivières, Joliette ou Ste-Anne de Bellevue.  D’autres voudraient un sens unique, des trottoirs élargis, le parc des Braves transformé, le stationnement du côté de la rivière repensé. Plusieurs de ces idées peuvent apparaître intéressantes, mais il faudra faire des choix et s’entendre sur les priorités à mettre de l’avant.

Nous allons au cours des prochains mois entreprendre une démarche collective essentielle au développement de la ville de Magog et je pense que notre plus grand défi sera de la vivre dans le respect, l’harmonie et avec une dose de patience. Et, soyez assuré que nous vous informerons régulièrement de l’état d’avancement de cet important projet.

Dans un autre ordre d’idée, je félicite les équipes de la culture qui ont offert une programmation dynamique et intéressante pour marquer l’inauguration de l’Espace culturel de Magog, un lieu qui saura vous ravir comme ce fut le cas pour ceux et celles qui ont participé aux différentes activités du lancement tel le spectacle de marionnettes présenté à l'auditorium des Tisserands.


 Enfin, un petit rappel, vous pourrez découvrir la nouvelle formule de «Écho municipal», qui paraîtra aux deux semaines dans le Journal de Magog : première parution, le 19 septembre 2012.

mardi 21 août 2012

Réfection des routes, bilan et perspective


Quel bel été de chaleur et de soleil; conditions climatiques particulièrement favorables pour les travaux routiers qui s’imposaient. Je pense que nous avons tous apprécié. J’ai entendu bien des commentaires positifs, entre autres pour les travaux sur la rue Merry Sud et pour les améliorations apportées au carrefour Hatley et Merry.


Par ailleurs, le nouveau lignage et les bollards semblent être efficaces. Nous sommes cependant conscients que d’autres correctifs devront être apportés. Le carrefour demande une vigilance constante de tous les usagers que ce soit piétons, cyclistes ou véhicules. Vos commentaires ou suggestions sont toujours les bienvenues.

Ailleurs dans le district que je représente, d’autres rues sont en attente d’amélioration, dont certaines depuis longtemps. C’est le cas de la rue Miller pour laquelle des citoyens revendiquent des améliorations depuis quelques années maintenant.  À nouveau cet été, 140 citoyens du lac Lovering, qui empruntent régulièrement la rue Miller, ont voulu se faire entendre en transmettant à la Ville autant de lettres réclamant que la rue soit refaite pour la rendre praticable et sécuritaire en toute saison. Plus précisément, la requête vise à inscrire les travaux de cette rue aux priorités de 2013.

Cette dernière attente a été transmise au bon moment puisque nous aurons, au cours de l’automne, à prendre les décisions relatives au budget affecté au réseau routier. Je ne peux rien promettre, mais soyez assuré que votre dossier sera analysé et défendu avec énergie.

mercredi 8 août 2012

Oser se mouiller


Les pieds dans l’eau au bout du quai, en fin de journée, à la tombée du jour, la plus belle heure pour apprécier le bonheur du lieu. Le calme après l’effervescence d’une journée de canicule ou petits et grands ont profité de la fraicheur de l’eau et où les bateaux s’en sont donnés à cœur joie, parfois un peu trop pour la santé des berges et les oreilles de certains et cela à cause de quelques conducteurs d’embarcations immatures qui s’imaginent que le bruit de moteur et la vitesse sur l’eau constituent une joie pour tous.

Malgré ce dernier inconvénient,  j’apprécie grandement la chance que j’ai de vivre dans un environnement aussi exceptionnel.  C’est pour cela que je pense qu’une ville qui a accès à trois lacs sur son territoire, comme c’est notre cas, doit mettre les énergies qu’il faut pour conserver ces lieux pour les générations futures.


 Depuis quelques années déjà, la ville de Magog a mis en place diverses mesures et réglementations, que ce soit pour la protection de la bande riveraine, sur l’utilisation des engrais et des pesticides ou encore sur la vérification de la conformité des installations septiques existantes. Par ailleurs, des mesures de contrôle de l’érosion sur les chantiers de construction, des directives pour le maintien du couvert forestier ainsi que la formation des employées de voirie pour l’entretien des fossés sont autant d’actions qui confirment les préoccupations municipales en matière de protection de l’environnement. Il convient également de mentionner le rôle de LAMRAC qui en plus d’offrir diverses activités de sensibilisation et d’éducation assure la protection du marais de la rivière aux cerises un important milieu humide de notre municipalité.

Et que dire du travail des bénévoles des quatre associations de protection qui œuvrent sur notre territoire, pour certaines depuis plus de quarante ans et qui contribuent grandement à l’information et à la sensibilisation des citoyens. Ce sont des partenaires précieux.

Mais tous ces efforts auraient peu d’impact sans la participation des citoyens dans leurs gestes quotidiens. On le sait ces mesures, qui ont pour objectifs de protéger l’environnement, nous obligent parfois à modifier des habitudes de longue date et surtout à avoir un regard différent sur ce qu’est un aménagement de bord de l’eau. Le virage n’est pas nécessairement facile, je le reconnais. Je me demande parfois si nous ne sommes pas trop exigeants avec nos règlements. Mais quand je vois l’apparition de cyanobactéries à certains endroits, comme ce fut le cas récemment, je me dis qu’il ne faut pas baisser les bras et continuer à être vigilent et éco responsable.

Il est tout de même rassurant de savoir que l’environnement est au cœur des préoccupations des québécois. C’est ce que révèle un sondage réalisé auprès de 4 200 personnes par l’Union des municipalités : 54 % des répondants se disent très préoccupés par les problématiques environnementales et par les changements climatiques.  Encourageant, n’est-ce pas?

mardi 3 juillet 2012

De choses et d’autres


Nous voilà rendus au temps des vacances avec tous les plaisirs de l’été et le bonheur de vivre dans une ville où l’on peut profiter d’un magnifique lac et de plages en plein centre-ville. Nos plages ont d’ailleurs reçu la certification du pavillon bleu. La certification Pavillon Bleu est un écolabel international décerné annuellement aux plages qui répondent à 32 exigences strictes réparties dans les quatre catégories suivantes: information et éducation à l’environnement, qualité de l’eau, gestion environnementale du site, sécurité et services offerts. Les plages de Magog sont les premières au Québec à recevoir ce label écologique. Nous avons franchi toutes les étapes et réussi à répondre aux normes strictes de cette certification. Bravo aux équipes des  parcs et de l’environnement qui ont travaillé en étroite collaboration tout au long de cette démarche. 

L’été ramène aussi des problèmes de circulation et leur désagrément. Les villes touristiques doivent apprendre à vivre avec cette affluence positive pour leur économie. Par ailleurs, les automobilistes, les cyclistes et les piétons doivent développer patience et prudence. Des modifications ont été apportées au carrefour Hatley et Merry. Le lignage a été modifié pour assurer une meilleure fluidité de la circulation et une plus grande protection des piétons et des cyclistes.


Des bollards seront installés  sur les passages pour piétons et cyclistes. Ces ajustements seront évalués au cours de l’été et nous poursuivrons les analyses afin d’améliorer la situation à ce carrefour névralgique.




En terminant, un anniversaire à souligner. 


L’Hermitage Country Club, lieu mythique dans l’histoire de notre région, construit en 1850, célèbre cette année le 100e anniversaire du Club de golf;  je souhaite à tous de belles célébrations.


samedi 30 juin 2012

Du bord de mer à Magog



J’arrive d’une semaine de vacances dans le Maine. Le beau temps n’étant pas au rendez-vous nous avons fait du tourisme.  Kennebunk, Portland, Ogunquit, Old Orchard, des villes de bord de mer qui vivent intensément la période estivale. Les aménagements sont pensés en fonction de l’importance de l’industrie touristique. Les lieux sont beaux et invitants, la vie est omniprésente. Des villes inspirantes pour Magog qui voit, tout comme ces villes de bord de mer, la vie se transformer avec l’arrivée de l’été.

 Au retour, j’étais sur une terrasse de la rue Principale et je nous trouvais tout aussi choyés que ces villes de bord de mer. Nous avons un environnement exceptionnel, une situation géographique et un climat qui nous permettent d’offrir des activités sur quatre saisons, ce qui n’est pas le cas de ces quatre villes de bord de mer. Nous devons donc miser sur ce potentiel particulier pour étirer sur toute l’année cette période d’effervescence estivale, entre autres, sur la rue Principale.

Le processus de revitalisation socio-économique du centre-ville que nous allons enclencher au début de l’automne répond à cet objectif. On le sait notre centre-ville a besoin d’une cure de rajeunissement. C’est l’évidence pour ce qui est des trottoirs, de la chaussée et des stationnements. Nous avons aussi des problématiques importantes de circulation dont il faudra tenir compte. Nous devons composer avec la présence d’une traverse de chemin de fer au cœur de la ville, de passages pour piétons, d’un carrefour central accessible par un seul pont. Il faudra être novateur et penser autrement notre aménagement. La démarche qui sera entreprise avec l’organisme Rue Principale nous permettra de dépasser le simple réaménagement physique pour faire du centre-ville de Magog un milieu de vie communautaire tout en offrant un meilleur accueil aux touristes et une carte de visite pour les commerçants.


Dès maintenant, on peut imaginer l’implantation de stationnements incitatifs avec navette qui permettra de désengorger le centre-ville et de donner plus d’espace aux piétons et aux cyclistes. On pourra se questionner sur l’aménagement du bras de rivière, sur la transformation du parc des Braves en lieu d’animation et de rencontre, sur la possibilité de rendre la rue Principale piétonne à certains moments de l’année. Ce sont des idées comme celles-ci qui devront être discutées dans le cadre des travaux du comité de revitalisation qui regroupera les acteurs du milieu.

La première étape permettra à la population de s’exprimer par différents mécanismes de consultation. Il nous faudra déterminer les orientations de développement prioritaire et enclencher les premières actions. Des priorités de réaménagements physiques seront identifiées. Un plan d’action global à court, moyen et long terme nous permettra d’agir en fonction de nos capacités financières.

Une deuxième étape proposera le développement et la mise en œuvre de stratégies ciblées pour les volets du développement économique, du marketing et des améliorations physiques. L’objectif sera de renforcer la vitalité du milieu et d’améliorer son pouvoir d’attraction et de rétention.

La stratégie marketing identifiera tous les éléments d’animation, de promotion, de communication et d’accueil à mettre en place afin d’améliorer la fréquentation du centre-ville, de mieux en faire connaitre les atouts et d’inviter les citoyens à se l’approprier. La stratégie d’amélioration physique identifiera concrètement les actions à mener afin d’améliorer l’ambiance, le cachet, la convivialité et la sécurité.

Ce sera, il faut en convenir un chantier d’importance qui permettra à Magog de se positionner dans le peloton de tête en matière d’aménagement urbain. Bien entendu, il faudra, je le répète, réaliser le tout en tenant compte des capacités financières disponibles; nous irons donc par étapes, mais en n’oubliant pas non plus qu’il s’agit d’un investissement pour de nombreuses années à venir, dont les retombées profiteront à l’ensemble de la population. Ce projet collectif sera, je le crois, source de fierté.

lundi 18 juin 2012

Pique-nique et référendum



Hier (17 juin 2012), les commerçants du centre-ville de Magog sont venus confirmer par référendum qu’ils étaient favorables à la dissolution de la Société de développement commercial de Magog, soit la SDC. Sur les cinquante-neuf électeurs venus voter, quarante-neuf ont dit «oui» en faveur de cette dissolution. Cette participation, peu nombreuse, qui correspond sensiblement au niveau de participation à la majorité des assemblées générales de l’organisme, vient confirmer que la formule SDC ne répondait plus aux attentes des commerçants.

Il faut maintenant souhaiter qu’une autre forme d’organisation permette aux commerçants de se regrouper et de partager leurs préoccupations. La revitalisation du centre-ville sera un dossier majeur au cours des prochaines années et les commerçants sont des partenaires essentiels à la réussite du processus.

Jeudi dernier (14 juin 2012), j’ai participé au pique-nique annuel organisé par le Centre de travaux publics et services techniques de la ville de Magog. Ce pique-nique se tient sur l’heure du diner, dans la cour du garage des travaux publics. Il faisait un temps superbe et les tables étaient pleines. Je ne fréquente pas beaucoup le garage et la cour arrière, mais de voir ainsi rassemblé les employés de tous les services et de tout corps d’emploi, j’ai compris encore une fois qu’une ville c’est avant tout des équipes de travail multidisciplinaire, complémentaire et que la force d’une ville tient beaucoup à la qualité et à la mobilisation du personnel. J’ai vu lors de ce pique-nique les liens qui unissent ces personnes qui font que l’esprit d’équipe grandit. Aux employés, je tiens à dire que je vais repasser au garage, de temps à autres, juste vous dire bonjour et merci.

mardi 22 mai 2012

Depuis l’annonce des solutions pour l’équité fiscale entre les secteurs desservis et non desservis, j’ai reçu de nombreux commentaires positifs. J’ai aussi reçu et entendu des commentaires de gens qui semblaient se questionner sur les gains obtenus et auraient aimé recevoir, à ce titre, un complément d’information. Le dossier étant plutôt complexe, je comprends très bien ces interrogations. Je souhaite par le texte suivant aider la compréhension.

Principe de base

Pour bien comprendre le partage, il faut tenir compte de deux données.

1.   L’évaluation foncière de la Ville se répartit de la façon suivante :
  • 40 % vient du secteur non desservi,
  • 60 % vient du secteur desservi.

 2.   La consommation d’eau potable produit par la Ville se répartit comme suit :
  • 50 % est consommé par les commerces, industries et institutions,
  • 50 % est consommé par la population du secteur desservi.


La production d’eau qui est destinée à un usage collectif, comme celle consommée par les industries, commerces et institutions sera facturée à tous les contribuables de la Ville (déservis et non déservis) selon un partage entre les desservis et les non desservis correspondant au pourcentage de l’évaluation foncière.

Les propriétaires non desservis contribueront désormais pour 20 % des investissements et les desservis contribueront pour 30 % (répartition de la consommation des commerces, industries et institutions). Les desservis devront défrayés également l’autre 50 % qui correspond à leur consommation. Donc, les non desservis paieront au total 80 %.

Ce principe s’appliquera pour les investissements dans les usines de traitement des eaux et pour les investissements dans les réseaux de distribution d’eau potable et d’évacuation des eaux usées dans le parc industriel et sur les grandes artères routières, dans la partie du périmètre urbain, soit : Sherbrooke, Principale, Saint-Patrice et Merry.

Voici donc les impacts illustrés à partir d’un exemple. Il est important de noter que ces mesures seront appliquées à compter de 2012.

Charge annuelle
pour un emprunt de 1 000 000 $
pour une propriété évaluée à 250 000 $

Avant le nouveau partage            
À compter de 2012 

propriété desservie : 8.25$                                               
taxe 4.00$ / tarification 4.53$

propriété non desservie : 8.25$                                            
taxe 4.00$ / tarification aucune


Cet exemple fait ressortir le fait que le taux de taxe demeure le même, mais les propriétaires desservis devront assumer une tarification qui ajoutera à celle qu’ils défrayent déjà pour recevoir les services d’eau. Cette tarification comme celle que payent les citoyens des secteurs non desservis pour la vidange des fosses septiques sera portée sur le compte de taxe.

De plus, les propriétaires non desservis n’auront plus, dorénavant, à contribuer pour la construction des réseaux dans les rues locales et pour la construction de rues.

Une autre mesure d’équité a été établie entre les deux secteurs. Le partage des enveloppes budgétaires annuelles visant la réfection routière sera fait au prorata de la part de la richesse foncière pour chacun des secteurs desservis et non desservis. La richesse foncière du secteur non desservis correspond à 40 % et celle du secteur desservi à 60 %.

Enfin, l’élaboration d’un plan directeur du réseau routier du secteur rural et la confirmation d’un programme de soutien au déneigement des rues privées viennent compléter le contenu de cette entente sur l’équité.

Répartition plus équitable du fardeau fiscal


Il y a déjà dix ans de cela, le gouvernement du Québec poursuivait cinq objectifs spécifiques en « décrétant » les fusions, à savoir :
  • se doter d’une vision commune du devenir des collectivités ;
  • instaurer des conditions optimales de développement économique ;
  • rendre le secteur municipal plus efficace en permettant un allègement du fardeau fiscal ;
  • assurer une répartition plus équitable du fardeau fiscal entre les contribuables ;
  • prendre en considération les objectifs de développement durable et d’aménagement du territoire, notamment pour contrer l’étalement.

Ce soir, nous avons officialisé l’entente sur l’équité entre les secteurs desservis et non desservis.

Je crois qu’il s’agit d’un moment important dans l’existence de la ville de Magog. C’est une étape qui constitue non seulement un élément incontournable de la réussite de la fusion, mais aussi un élément qui vient accroître le sentiment d’appartenance des citoyens.

Le traitement de ce dossier complexe a demandé de l’écoute et de l’ouverture d’esprit. Je remercie encore une fois mon collègue Michel Bombardier et l’équipe de direction ainsi que la mairesse qui dès le début à appuyer ce dossier.


 Je suis particulièrement contente des résultats concrets, mais également de la façon dont nous avons travaillé. Nous avons fait la démonstration qu’il est possible en politique de trouver, en négociant avec respect, des solutions équitables pour tous.

Et comme je sais que le dossier est complexe, je vous invite à lire le prochain billet de mon blogue : «L’équité, un complément d’information», qui vous permettra de saisir davantage, je l’espère, l’impact de ces décisions.

lundi 7 mai 2012

Environnement et facteurs de réussite


Au cours de la dernière semaine, j’ai participé à trois évènements en lien avec les questions environnementales.

 Tout d’abord, le 30 avril, à l’Hôtel de Ville, la soirée de consultation publique sur diverses modifications de règlements. Les discussions ont porté essentiellement sur la protection de la bande riveraine. Nous avons entendu des gens exprimer des points de vue différents et des inquiétudes de toute nature. Un débat sain et essentiel, mais qui doit se faire dans le respect des idées et des personnes. Cette soirée a fait ressortir la nécessité d’être à l’écoute.

Ensuite, le 4 mai, j’ai participé à la journée d’information technique sur la protection et la gestion de l’eau organisée par le Conseil régional de l’environnement de l’Estrie. Cette journée qui se tenait à Lamrac, a fait ressortir, entre autres choses, la nécessité de travailler en partenariat.  Elle a également permis aux participants d’échanger sur les meilleures actions environnementales à privilégier.

Enfin, le 5 mai, j’ai assisté au 45e anniversaire de Memphrémagog Conservation où l’on a souligné l’important travail réalisé au cours de ces années, mais ce que j’ai le plus retenu, c’est qu’en matière d’environnement on doit penser et agir pour le long terme.



Trois évènements différents et trois conditions à respecter pour atteindre des résultats : être à l’écoute, travailler ensemble et à long terme.

 Et avec le printemps qui commence et les travaux de jardinage et d’aménagement de terrain, je pense qu’il est également important de rappeler, qu’en matière d’environnement, tous nos gestes individuels, réalisés au quotidien, ont une influence collective.

mercredi 25 avril 2012

L’équité, ingrédient majeur d’appartenance

«L’appartenance n’est pas le fait de se trouver avec ou dans un groupe puisqu’on peut s’y trouver sans le vouloir; elle implique une identification personnelle, des attaches affectives, l’adoption de ses valeurs, de ses normes, de ses habitudes et le sentiment de solidarité avec ceux qui en font aussi partie.»  Mucchielli  

Voici l’allocution que j’ai prononcée le 24 avril 2012 à la conférence de presse présentant des solutions pour l’équité fiscale.




Bonjour,

Je pense que vous le savez tous, le dossier de l’équité était ma grande priorité. J’ai été persévérante, on m’a parfois trouvé dérangeante et peut-être même achalante.

Aujourd’hui les résultats sont là grâce à un travail d’équipe. Je tiens à remercier la mairesse Mme Hamm qui depuis le début à endosser ce dossier, mon collègue conseiller Michel Bombardier pour son ouverture et sa collaboration, le personnel de direction impliqué dans le recherche de solutions et plus particulièrement le directeur général Armand Comeau pour son sens de la négociation qui nous a permis d’ajuster nos points de vue respectifs. Je considère que sa contribution a été un élément clé dans le dénouement harmonieux de cet important dossier collectif.

Le dossier étant complexe, les discussions ont été ardues et, comme dans toute bonne négociation, nous avons cherché des solutions d’avenir procurant un bénéfice pour l’ensemble des citoyens plutôt que de ramener des débats issus du passé.

Je crois que les citoyens «non desservis» seront satisfaits des résultats obtenus. Dorénavant, ils auront à payer uniquement la part qui leur revient, soit environ  20%  de certains des travaux relatifs aux infrastructures d’aqueduc et d’égout et des réseaux de distribution sur quatre artères principales dans le périmètre urbain municipal et dans le parc industriel. Je tiens à rappeler aux citoyens «desservis» que les citoyens «non desservis» continueront à assumer la totalité des frais inhérents à leur puits artésien, fosse septique et champ d’épuration.

Je suis également très satisfaite de la confirmation ce matin d’un partage équitable des budgets de réfection de voirie auquel s’ajoute l’élaboration d’un plan directeur du réseau routier du secteur rural, dont le secteur du lac Lovering, qui, comme on le sait, constitue un cas bien particulier.

La confirmation et l’élargissement du programme de soutien au déneigement des rues privées répond également à une demande persistante de ces contribuables qui, on doit en convenir ne coûte pas très cher à la municipalité, contrairement à ce qu’elle aurait à payer si elle avait à assumer l’entretien complet.

Les solutions présentées ce matin en plus d’apporter une réponse concrète au problème d’équité auront un impact sur le sentiment d’appartenance des citoyens.

lundi 16 avril 2012

Quatre brefs sujets

Ce soir, je vais aborder quatre sujets.

Premièrement, je voudrais corriger une perception que peuvent avoir certains citoyens, perception exprimée il y a deux semaines par monsieur Raymond, lors de la séance du Conseil, lorsqu’il s’interrogeait sur le temps consacré par les directeurs et directrices à leur travail.

Je suis impliquée dans plusieurs dossiers et ceci m’amène à côtoyer régulièrement les directeurs et les directrices de la Ville. Je peux vous assurer, en ce qui me concerne, que tous, y compris le DG, sont fidèles au poste chaque fois que j’ai recours à leur expertise ou à leurs conseils. La ville de Magog est privilégiée d’avoir cette qualité de gestionnaires qui ont à cœur l’avenir de notre Ville et qui ne compte pas leur temps. Enfin, ce n’est pas parce qu’on ne voit pas quelqu’un qu’il n’est pas en train de travailler, ça risque même d’être le contraire. 

Deuxièmement, nous avons reçu notre bac brun et nous sommes présentement en phase d’apprentissage. Il faudra y mettre un peu de temps au début, mais dans quelques mois nous aurons développé les réflexes. Je vous invite à consulter le guide qui vous a été distribué et qui répond à bien des questions.


Troisièmement, j’ai eu le plaisir, la semaine dernière, d’entendre deux maires nous présenter la façon dont ils s’y sont pris pour attirer et retenir de jeunes familles dans leur municipalité.

Ainsi, à St-Joachim de Shefford, une municipalité d’environ 1 500 habitants, on a misé sur l’implantation du réputé programme primaire du Baccalauréat international pour conserver l’école primaire menacée de fermeture. Cependant, la priorité est donnée aux résidants. Les autorités municipales ont pu offrir aux nouvelles familles des terrains à prix abordable, parce qu’en 1992, la Ville a acheté un terrain au prix de 60 000$. Cette décision avait, à l’époque, été mal reçue par la population. Aujourd’hui la Ville vend ses terrains aux jeunes familles qui viennent s’installer. La municipalité en a vendu pour plus de 1 million de dollars. Je retiens donc de cette rencontre que d’avoir de la vision et de l’audace peut parfois être payant.

Et pour terminer, je vous invite à participer, le 29 mai ou le 9 juin, à la rencontre de consultation de la planification stratégique. C’est de votre avenir qu’il sera question.

lundi 2 avril 2012

Feu vert sur le centre-ville

Lorsque je me suis présentée aux élections municipales, j’avais parmi mes priorités la revitalisation du centre-ville. C’est donc avec plaisir et enthousiasme que j’ai accepté de représenter le conseil municipal à la Société de développement du centre-ville (SDC) dont la vision est de faire du centre-ville un milieu prospère, pour et par ses membres.

Lors de mes rencontres au conseil d’administration de la SDC et de mes discussions avec des membres, j’ai constaté les difficultés de l’organisme à susciter l’intérêt, la participation et le partenariat.

Par ailleurs, mon propre objectif se veut plus large que celui de la SDC puisque mon désir est non seulement de promouvoir, développer et maintenir l’activité commerciale du centre-ville, mais de faire du centre-ville un milieu de vie pour l’ensemble de la population de Magog et un pôle d’attraction touristique.

C’est dans ce contexte que j’ai entrepris des démarches auprès de la Fondation Rues Principales, un organisme sans but lucratif, et que j'ai proposé aux membres du conseil de faire appel à cette organisation pour nous aider à établir nos objectifs par rapport à l’avenir de notre centre-ville.

Le centre-ville et la rue Principale sont, comme je viens de le mentionner, des milieux de vie et en ce sens ils appartiennent à tous les citoyens et non seulement aux commerçants. Pour nous en convaincre, on n’a qu’à s’y promener, surtout par jour de soleil, pour y constater que ce secteur de notre ville est littéralement envahi. On y vient non seulement pour faire des achats, mais aussi pour sortir de sa solitude, pour échanger, établir des contacts avec d’autres citoyens et, pour simplement flâner.

La Ville entend donc assumer le leadership du projet de revitalisation. Ce travail sera fait en collaboration avec ceux et celles qui ont à cœur la vitalité tant économique que sociale de cette rue. Les commerçants seront consultés que ce soit par l’intermédiaire de la SDC ou par d’autres mécanismes. Leur participation et leur collaboration seront essentielles au succès de la démarche dont les travaux débuteront au cours du mois d’août. 
 

Dans un autre ordre d’idée, j’ai participé le 21 mars dernier à une activité organisée par Cuisines Collectives "Bouchée-Double" Memphrémagog. En plus de promouvoir l’autonomie alimentaire, l’organisme contribue à développer de saines habitudes alimentaires un élément essentiel à la santé de notre population. Je les félicite pour leur excellent travail.

lundi 19 mars 2012

Ensemble, imaginons demain

La ville de Magog a lancé en janvier dernier un important projet porteur d’avenir soit l’élaboration d’une première planification stratégique sous le thème «Ensemble, imaginons demain».



Que voulons-nous que soie Magog dans dix ans, dans quinze ans?  Comment pouvons-nous ensemble nous offrir un meilleur avenir?

Lors de la première rencontre de travail du comité de planification stratégique, les membres ont été invités à exprimer en une phrase ce qu’ils imaginaient pour Magog. Ma réponse a été la suivante : «Dans dix ans j’aimerais que l’on cite Magog, comme la ville modèle, la ville qui a su faire face aux défis exigeants de notre monde, des défis technologiques, économiques, environnementaux.»

Je crois fermement que l’on peut y arriver ensemble. Mais ce n’est certes pas en étalant sur la place publique, comme le font certains, des discours présentant Magog comme la Ville où tout est difficile et plus compliqué qu’ailleurs à cause de l’exigence de nos règlements.

D’une part parce que c’est faux. À cet effet, je me permets de citer Jules Paquette, président de Boréalis qui, dans La Presse de ce matin, précisait avoir choisi Magog non par hasard mais parce qu’il avait été très bien accueilli tant par le CLD que par les ressources de la Ville qui ont compris leur projet. 


D’autre part, je considère que tous ces règlements que l’on qualifie d’exigeants, s’avèrent nécessaire au bon fonctionnement de notre collectivité. Le respect de ces règlements permet à toute la population de jouir d’une meilleure qualité de vie.

Par ailleurs, l’exercice de planification stratégique auquel est présentement conviée la population de Magog permettra, entre autres, d’améliorer nos façons de faire.

«Si on s’y mettait», comme dit la chanson,
si on cherchait ensemble des solutions novatrices.
si on s’arrêtait pour reconnaitre nos forces et identifier objectivement nos limites,
nous pourrions relever encore mieux le défi.

Et des grandes forces, il y en a dans notre région. À preuve, lors du Gala des Grands Prix du tourisme des Cantons-de-l’Est de jeudi dernier, MRC Memphrémagog a raflé 9 des 17 prix offerts.  Je félicite particulièrement LAMRAC, Fête des vendanges Magog-Orford, Escapades Memphrémagog et CLD Tourisme.

Bravo à tous !

lundi 5 mars 2012

Le petit nouveau

Nous avons pensé, que les personnes qui nous ont exprimé de l’inquiétude face à l’arrivée d’un troisième bac, pourraient être rassurées de voir que celui-ci est plus petit que les deux autres déjà «en service» et, conséquemment, moins encombrant.

De nombreux efforts ont été consentis pour développer la meilleure façon d’implanter cette nouvelle collecte.  Ainsi, pour les résidences unifamiliales, le nouveau bac brun sera trois fois plus petit que le bac vert. Ce bac sera livré chez vous, il sera accompagné d’un bac de cuisine et de sacs compostables pour vous permettre de commencer facilement ce nouvel exercice.

Les locataires des immeubles à logement se partageront un bac plus grand. Ils pourront prendre possession de leur bac de cuisine et de leur sac à l’écocentre pendant les heures d’ouverture.

Autres points importants, la collecte sera faite chaque semaine pour éviter les odeurs, les insectes et animaux indésirables. Le ramassage se fera par un même camion, dans des compartiments séparés, en alternant les déchets et les matières recyclables selon l’horaire prévu, ce qui évite d’ajouter un camion de collecte sur nos routes.

De plus, vous recevrez un guide de gestion informant sur les matières acceptées dans chaque bac, ou à l’écocentre, et proposant des trucs et astuces pour implanter la collecte à trois voies dans votre quotidien. Un calendrier des collectes sera également distribué dans tous les foyers à la mi-mars.

Pour les citoyens qui souhaitent faire eux-mêmes du compost, il sera encore possible d’obtenir une machine à compost à moindre cout et les formations continueront d’être offertes. Le bac brun vous sera quand même utile étant donné qu’il peut recevoir des déchets, comme les restes de viande et de poissons, que l’on ne peut jeter dans la machine à compost.

Le bac brun sera distribué entre le 1er et le 15 avril 2012. Nous comptons sur votre collaboration pour atteindre nos objectifs de réduction de 60% de l’enfouissement des matières organiques d’ici 2015. Si vous avez des questions, vous pouvez consulter le site de la Ville, à la rubrique environnement ou au service à la clientèle, au 819 843-7106 poste 520.

lundi 20 février 2012

Mon rôle d’élue

Depuis quelques semaines, je réfléchis beaucoup au rôle des élu-e-s municipaux ;  les évènements du dernier mois ont été certes propices à cette réflexion.

Quand je me suis présentée aux dernières élections, je voulais faire avancer certains dossiers et surtout contribuer au développement de la ville de Magog qui a tant de potentiel.  Je crois m’y être assez bien consacrée à ce jour et j’ai bien l’intention de poursuivre dans ce sens.


Mais au fil de mon mandat, j’ai appris et j’ai découvert certaines réalités incontournables du monde politique, dont l’importance de travailler en équipe, particulièrement ici à Magog où les conseillers et les conseillères sont sans appartenance à un parti politique.

C’est plus exigeant parce qu’il faut prendre le temps d’écouter et de comprendre le point de vue de l’autre ; il faut apprendre à présenter et à défendre le sien – on ne peut pas l’imposer ; enfin, il faut faire preuve d’ouverture d’esprit et être prêt à ajuster son propre point de vue si l’on veut arriver à un consensus.

Ce n’est pas toujours évident parce que les décisions doivent être prises en collégialité, c’est-à-dire en fonction d’un pouvoir de décision qui n’est pas exercé par un chef unique, mais par un conseil dont les membres possèdent des pouvoirs égaux quand arrive le temps de voter. Pour avancer, il faut donc établir un dialogue franc avec ses collègues, ce qui a l’avantage de déboucher habituellement sur des décisions plus éclairées.

Enfin, à la base de mes choix et de mes décisions, il y a toujours la même question qui me guide. Dans l’intérêt de Magog et de ses citoyens, quelle est présentement la meilleure orientation à prendre compte tenu des circonstances et de l’information dont je dispose?

C’est la réflexion suscitée par cette question qui m’a permis de me prononcer en faveur de la confirmation de notre DG. Je crois que c’est ce qu’il fallait faire dans l’intérêt de Magog.

Et je pense que malgré les divergences exprimées récemment autour de la table du conseil, la population peut être rassurée quant à la saine gestion de leur Ville et cela grâce à une équipe de gestionnaires compétents, à des employés municipaux efficaces et par la capacité des membres du conseil à déterminer, en collégialité, ce qui est préférable pour le bien de l’ensemble.

lundi 23 janvier 2012

Processus d’évaluation du DG - Une autre version


En tant que membre du premier comité d’évaluation du Directeur général, je crois important de préciser certaines informations suite à la parution d’un article dans La Tribune de lundi le 23 janvier 2012, intitulé : Une firme suggérait de remplacer Armand Comeau.

Ce que l’article ne mentionne pas c’est qu’un comité, dont je faisais officiellement partie en tant que conseillère municipale, avait été mandaté pour évaluer le DG.  Je considère qu’il importe de mentionner ici que mon expérience de vingt ans comme gestionnaire au gouvernement du Québec ainsi que les formations que j’ai suivies sur le processus  d'évaluation du personnel me permettaient de m’acquitter professionnellement de cette responsabilité.

L’analyse des faits proposés par la Firme, le processus utilisé et la manière retenue pour évaluer le DG ne me permettaient pas d’endosser les conclusions et les recommandations de celle-ci. J’ai informé la mairesse de mon désaccord quant aux résultats de la firme Perrault et que conséquemment  j’en ferais part au conseil.

C’est à la suite de cette intervention, et des discussions qui ont suivi que les membres du Conseil ont décidé de ne pas entériner la recommandation de la Firme Perrault mais plutôt de prolonger de six mois la période de probation du directeur général.

J’ai ce même soir présenté à mes collègues les recommandations suivantes :
  1. Faire part au DG des ajustements à apporter.
  2. L’entendre sur les propositions qu’il avait à faire relativement à la description de tâche du DGA.
  3. Et, afin que la mairesse et le DG puissent tous les deux exploiter au maximum leurs indéniables compétences, faire appel à un médiateur professionnel qui pourrait leur permettre d’identifier leurs attentes respectives et retrouver un terrain de confiance.
Je dois ajouter que cette dernière recommandation ne donne de bons résultats que si les deux parties en cause sont de bonne foi et démontrent un esprit positif. Un sur deux ne suffit pas!

Il aurait été souhaitable que cette crise se règle à l’interne. Je considère que la ville de Magog n’avait pas à revivre une telle saga! Maintenant qu’elle est sur la place publique, il faudra y faire face et trouver les meilleures solutions, pour la Ville et ses citoyens. De nombreux dossiers importants sont sur la table et notre DG actuel peut certes, puis-je me permettre, nous aider à les mener à terme.



P.-S

La devise « Fidelitate et Labore » (par la fidélité et le travail) rappelle que les citoyens de Magog ont su, par leur travail acharné et leur fidélité à Magog, faire fructifier les dons d'une nature généreuse. 

lundi 16 janvier 2012

Participation citoyenne

Un sondage récent mené par Cogeco, indique que les séances du conseil font partie des émissions les plus regardées sur TVCOGECO Magog et attirent plus de 62 % de l’écoute.


Par ailleurs, vous êtes de plus en plus nombreux à assister aux séances du conseil, les rendant ainsi plus dynamiques et plus intéressantes.

Je crois qu’il faut souligner cette participation citoyenne et féliciter ceux et celles qui contribuent de cette façon à notre vie collective. Vos questions nous permettent de mieux informer la population en plus de nous faire connaître davantage vos préoccupations par rapport à la gestion municipale et au développement de Magog. Vous nous aidez à mieux vous représenter.

Nous aurons au cours de la prochaine année des décisions importantes à prendre, entre autres, en ce qui a trait au projet d’usine de biométhanisation (procédé par lequel la matière organique est transformée en biogaz). Un dossier complexe qui demande de s’informer, de lire  et qui exige une profonde réflexion. Nous devons faire un choix collectif pour les vingt prochaines années. Si vous êtes intéressés par ce projet, je vous invite à vous renseigner et à être à l’écoute.

Le dossier de la revitalisation de la Rue Principale prendra également de l’importance. J’ai compris que ce genre de dossier demande de faire preuve de patience et de privilégier une approche par étapes.



Nous entreprendrons d’ici le printemps, ce qui constitue l’une des premières étapes, une consultation sur ce que vous attendez de cette rue. Nous serons accompagnés dans cette démarche par La Fondation Rue principale qui depuis 25 ans a soutenu plus de deux cents municipalités. Cet organisme préconise la discussion, la collaboration et la concertation entre les citoyens, les élus, les gens d’affaires.

La démarche vise une meilleure coordination des efforts des partenaires pour favoriser un développement harmonieux, une relance économique et une amélioration générale de la qualité de vie du milieu. Ce que nous allons imaginer devra être planifié en tenant compte des capacités financières de la Ville. Des travaux qui s’étendront sans doute sur quelques années.

Je nous souhaite une année riche de discussions qui nous soutiendront dans la prise de bonnes décisions pour la conservation et l’amélioration de notre milieu de vie.