Ce blogue vous permettra de découvrir en quoi la vie municipale est si importante et pourquoi elle nous concerne tous. Je vous informerai de l’évolution de certains dossiers que j’ai à cœur et je partagerai avec vous mes réflexions face aux décisions qui ont la majorité du temps des impacts sur la qualité de vie des citoyens.

Pour moi ce sera une façon d’entretenir une relation avec les citoyens et également, je le souhaite, une façon de susciter un intérêt pour ce monde que je découvre depuis mon élection. Vos commentaires me seront précieux, parce que votre voix doit se faire entendre.

Diane Pelletier

mardi 22 mai 2012

Depuis l’annonce des solutions pour l’équité fiscale entre les secteurs desservis et non desservis, j’ai reçu de nombreux commentaires positifs. J’ai aussi reçu et entendu des commentaires de gens qui semblaient se questionner sur les gains obtenus et auraient aimé recevoir, à ce titre, un complément d’information. Le dossier étant plutôt complexe, je comprends très bien ces interrogations. Je souhaite par le texte suivant aider la compréhension.

Principe de base

Pour bien comprendre le partage, il faut tenir compte de deux données.

1.   L’évaluation foncière de la Ville se répartit de la façon suivante :
  • 40 % vient du secteur non desservi,
  • 60 % vient du secteur desservi.

 2.   La consommation d’eau potable produit par la Ville se répartit comme suit :
  • 50 % est consommé par les commerces, industries et institutions,
  • 50 % est consommé par la population du secteur desservi.


La production d’eau qui est destinée à un usage collectif, comme celle consommée par les industries, commerces et institutions sera facturée à tous les contribuables de la Ville (déservis et non déservis) selon un partage entre les desservis et les non desservis correspondant au pourcentage de l’évaluation foncière.

Les propriétaires non desservis contribueront désormais pour 20 % des investissements et les desservis contribueront pour 30 % (répartition de la consommation des commerces, industries et institutions). Les desservis devront défrayés également l’autre 50 % qui correspond à leur consommation. Donc, les non desservis paieront au total 80 %.

Ce principe s’appliquera pour les investissements dans les usines de traitement des eaux et pour les investissements dans les réseaux de distribution d’eau potable et d’évacuation des eaux usées dans le parc industriel et sur les grandes artères routières, dans la partie du périmètre urbain, soit : Sherbrooke, Principale, Saint-Patrice et Merry.

Voici donc les impacts illustrés à partir d’un exemple. Il est important de noter que ces mesures seront appliquées à compter de 2012.

Charge annuelle
pour un emprunt de 1 000 000 $
pour une propriété évaluée à 250 000 $

Avant le nouveau partage            
À compter de 2012 

propriété desservie : 8.25$                                               
taxe 4.00$ / tarification 4.53$

propriété non desservie : 8.25$                                            
taxe 4.00$ / tarification aucune


Cet exemple fait ressortir le fait que le taux de taxe demeure le même, mais les propriétaires desservis devront assumer une tarification qui ajoutera à celle qu’ils défrayent déjà pour recevoir les services d’eau. Cette tarification comme celle que payent les citoyens des secteurs non desservis pour la vidange des fosses septiques sera portée sur le compte de taxe.

De plus, les propriétaires non desservis n’auront plus, dorénavant, à contribuer pour la construction des réseaux dans les rues locales et pour la construction de rues.

Une autre mesure d’équité a été établie entre les deux secteurs. Le partage des enveloppes budgétaires annuelles visant la réfection routière sera fait au prorata de la part de la richesse foncière pour chacun des secteurs desservis et non desservis. La richesse foncière du secteur non desservis correspond à 40 % et celle du secteur desservi à 60 %.

Enfin, l’élaboration d’un plan directeur du réseau routier du secteur rural et la confirmation d’un programme de soutien au déneigement des rues privées viennent compléter le contenu de cette entente sur l’équité.

Répartition plus équitable du fardeau fiscal


Il y a déjà dix ans de cela, le gouvernement du Québec poursuivait cinq objectifs spécifiques en « décrétant » les fusions, à savoir :
  • se doter d’une vision commune du devenir des collectivités ;
  • instaurer des conditions optimales de développement économique ;
  • rendre le secteur municipal plus efficace en permettant un allègement du fardeau fiscal ;
  • assurer une répartition plus équitable du fardeau fiscal entre les contribuables ;
  • prendre en considération les objectifs de développement durable et d’aménagement du territoire, notamment pour contrer l’étalement.

Ce soir, nous avons officialisé l’entente sur l’équité entre les secteurs desservis et non desservis.

Je crois qu’il s’agit d’un moment important dans l’existence de la ville de Magog. C’est une étape qui constitue non seulement un élément incontournable de la réussite de la fusion, mais aussi un élément qui vient accroître le sentiment d’appartenance des citoyens.

Le traitement de ce dossier complexe a demandé de l’écoute et de l’ouverture d’esprit. Je remercie encore une fois mon collègue Michel Bombardier et l’équipe de direction ainsi que la mairesse qui dès le début à appuyer ce dossier.


 Je suis particulièrement contente des résultats concrets, mais également de la façon dont nous avons travaillé. Nous avons fait la démonstration qu’il est possible en politique de trouver, en négociant avec respect, des solutions équitables pour tous.

Et comme je sais que le dossier est complexe, je vous invite à lire le prochain billet de mon blogue : «L’équité, un complément d’information», qui vous permettra de saisir davantage, je l’espère, l’impact de ces décisions.

lundi 7 mai 2012

Environnement et facteurs de réussite


Au cours de la dernière semaine, j’ai participé à trois évènements en lien avec les questions environnementales.

 Tout d’abord, le 30 avril, à l’Hôtel de Ville, la soirée de consultation publique sur diverses modifications de règlements. Les discussions ont porté essentiellement sur la protection de la bande riveraine. Nous avons entendu des gens exprimer des points de vue différents et des inquiétudes de toute nature. Un débat sain et essentiel, mais qui doit se faire dans le respect des idées et des personnes. Cette soirée a fait ressortir la nécessité d’être à l’écoute.

Ensuite, le 4 mai, j’ai participé à la journée d’information technique sur la protection et la gestion de l’eau organisée par le Conseil régional de l’environnement de l’Estrie. Cette journée qui se tenait à Lamrac, a fait ressortir, entre autres choses, la nécessité de travailler en partenariat.  Elle a également permis aux participants d’échanger sur les meilleures actions environnementales à privilégier.

Enfin, le 5 mai, j’ai assisté au 45e anniversaire de Memphrémagog Conservation où l’on a souligné l’important travail réalisé au cours de ces années, mais ce que j’ai le plus retenu, c’est qu’en matière d’environnement on doit penser et agir pour le long terme.



Trois évènements différents et trois conditions à respecter pour atteindre des résultats : être à l’écoute, travailler ensemble et à long terme.

 Et avec le printemps qui commence et les travaux de jardinage et d’aménagement de terrain, je pense qu’il est également important de rappeler, qu’en matière d’environnement, tous nos gestes individuels, réalisés au quotidien, ont une influence collective.