Ce blogue vous permettra de découvrir en quoi la vie municipale est si importante et pourquoi elle nous concerne tous. Je vous informerai de l’évolution de certains dossiers que j’ai à cœur et je partagerai avec vous mes réflexions face aux décisions qui ont la majorité du temps des impacts sur la qualité de vie des citoyens.

Pour moi ce sera une façon d’entretenir une relation avec les citoyens et également, je le souhaite, une façon de susciter un intérêt pour ce monde que je découvre depuis mon élection. Vos commentaires me seront précieux, parce que votre voix doit se faire entendre.

Diane Pelletier

mardi 7 mai 2013

L’heure juste


Il y a dans la vie d’un conseil municipal des démarches qui s’avèrent plus laborieuses à réaliser et des décisions plus difficiles à prendre et qui, en fin de course, on le sait, ne feront pas l’unanimité compte tenu des intérêts divergents en jeu.

Ceci ne m’empêche pas pour autant, dans mon rôle de conseillère municipale, d’essayer de trouver des solutions ou chaque partie y trouvera son compte et, tout au moins, sera respectée. C’est ce que j’ai essayé de faire dans le dossier de la demande de changement de zonage relative à l’opération d’un gîte ou B&B au lac Lovering – un dossier complexe et particulièrement émotif.


Voici quelques faits.

Le précédent conseil avait pris la décision de ne pas autoriser l’implantation d’un B&B.  Malgré cette interdiction, les propriétaires du B&B ont décidé d’opérer leur établissement.

Pour toutes sortes de raisons, pas toujours limpides et claires, le Conseil n’a été informé qu’à l’automne de l’opération illicite du gite lors du dépôt de la demande de changement de zonage des exploitants. En effet, les requérants du B&B n’avaient pas de permis municipal pour exploiter leur établissement, il leur devenait impossible d’obtenir leur classification sans faire cette demande. De sorte qu’à l’automne 2012, les propriétaires ont dû officialiser l’opération de leur gite afin de répondre à une nouvelle règlementation exigée par le gouvernement du Québec pour exploiter un tel établissement.

Le 29 octobre 2012, le comité consultatif d’urbanisme, après étude de la demande des exploitants a recommandé au Conseil de modifier le règlement de zonage afin d’en autoriser l’usage, à condition de posséder un terrain d’une superficie de 3500 m2. Cette modification ne permettait pas l’usage de résidence de tourisme également demandé par les propriétaires du lieu.

À compter de ce moment, j’ai rencontré et parlé à plusieurs reprises à des citoyens concernés par cette situation. Ils m’ont tous exprimé leur désaccord avec l’opération d’un B&B. Je comprends leur objectif et je le partage.

Le 27 décembre 2012, dans une lettre transmise au greffe, madame Lorraine Brunet nous demandait de reporter au printemps le processus de modification afin de permettre aux nombreux villégiateurs du secteur de pouvoir se prononcer.

Répondant aux inquiétudes exprimées par les citoyens, le Conseil a accepté le report du projet et afin de limiter les impacts d’une telle autorisation, le conseil a approuvé la recommandation des services administratifs de contingenter l’usage à un seul gite dans la zone.

Le 26 mars 2013, nous recevions une première communication officielle du président de l’Association de l’Amicale du Lac Lovering demandant le retrait de la demande.

Lundi dernier, j’ai participé à une rencontre de deux heures avec les représentants de cette Association qui souhaitaient à nouveau me faire part de leurs objections. Je n’ai pu que constater un durcissement des positions. En effet, on m’a demandé, lors de cette rencontre, de mettre fin à la procédure en cours et une lettre, transmise  à tous les membres du conseil confirmait cette demande.

Dans ce dossier, il y a tant d’informations contradictoires et de ouï-dire de la part des deux parties, qu’il est impossible pour le Conseil de bien faire la part des choses de sorte que, ce soir nous avons décidé, à l’unanimité, d’adopter le projet de règlement modifiant le zonage.

Cependant, nous pensons que la soirée de consultation du 27 mai 2013 peut mettre fin aux débats. En effet, cette consultation nous permettra de mesurer l’ampleur de l’opposition et pourrait nous permettre de prendre la décision de mettre fin immédiatement au processus sans nous rendre à la tenue de registre. En d’autres mots, cette étape permettrait au Conseil de prendre une décision éclairée dans le cadre d’un processus démocratique et légal.

Et cette fois le poids de la démocratie aura parlé.

Je suis convaincue, compte tenu du contexte et des éléments en présence, que cette démarche est la meilleure qui puisse régler définitivement le problème et ramener un climat sain et harmonieux dans le secteur. Et en tant qu’élue, je considère, qu’il faut se situer au-dessus des débats.


Et maintenant, de façon plus personnelle, j’aimerais remettre les pendules à l’heure, surtout qu’il y a ici forte apparence de démagogie.

Certaines personnes, concernées par ce dossier, m’accusent de faire preuve de favoritisme parce qu’au cours de ma campagne électorale j’ai rencontré les propriétaires de ce gite. J’ai rencontré beaucoup de personnes au cours de cette campagne. Ce qui est souhaitable et normal si l’on veut connaitre les préoccupations des gens que l’on désire représenter.

Et oui, j’ai fait du porte-à-porte avec un des propriétaires du lieu, environ trois heures sur les quelques 50 heures que j’ai fait avec bien d’autres bénévoles.

Je tiens également à souligner, que dans le cadre des procédures en cours, je n’ai jamais rencontré les propriétaires du lieu et que j’ai refusé de participer aux rencontres d’information qu’ils ont organisées.
J’ajouterais que, personnellement, je ne peux cautionner des personnes qui exploitent un B&B, alors qu’il leur est interdit de le faire.

Toutes les personnes qui ont eu l’occasion de travailler avec moi depuis mon élection, qu’elles soient ou non de mon district, qu’elles soient ou non en accord avec résultats obtenus, ne peuvent que témoigner de mon intégrité et de mon engagement dans la recherche de solutions. 

Malheureusement, ternir la réputation d’une personne est facile, et certains si adonnent sans remord surtout s’ils pensent pouvoir ainsi atteindre leurs fins.